Le rallye routier, mode d’emploi

C’est quoi ?

  • Le rallye routier c’est la course sur route à l’état pur, sur sa moto de tous les jours, dans des régions pittoresques ;
  • la plus ancienne discipline du sport motocycliste ;
  • un Championnat de France composé généralement de six épreuves mais vous pouvez très bien n’en faire qu’une en vous procurant une licence  » une épreuve « 
  • plus de 100 pilotes à chaque épreuve.

Le rallye routier, pour qui ? Pour tous !

  • pour les champions qui font  » exploser  » le chrono… et pour tous les autres venus faire un bon coup de moto avec leur machine de tous les jours ;
  • pas de qualification préalable ;
  • possibilité de prendre une licence sur place pour un rallye (avec un certificat médical d’aptitude) ;
  • possibilité de ne participer qu’à l’étape de jour ;
  • et surtout … Une bonne ambiance assurée !

Imaginez :

  • un parcours routier d’environ 100 kilomètres, à parcourir deux ou trois fois de jour et de nuit ;
  • des liaisons sur routes ouvertes à réaliser dans le respect du Code de la Route ;
  • des épreuves spéciales chronométrées sur routes fermées, où seul compte le temps effectué ;
  • des départs individuels toutes les minutes ou les trente secondes, tant en spéciales qu’en liaison ;
  • des contrôles horaires (CH) afin de vérifier le respect de la vitesse moyenne et le respect du parcours. Pour chaque minute d’avance ou de retard, vous êtes pénalisé de 15 secondes.

Le classement est établi en additionnant les éventuelles pénalités du routier et les temps réalisés en spéciales.

Le rallye routier, avec quelle moto ?

Une moto homologuée, conforme au code de la route (par exemple : celle que vous utilisez tous les jours !) et en bon état (pneumatiques, freins, suspensions, etc.).

Pas besoin de super préparation pour s’amuser, seulement quelques phares supplémentaires si vous voulez participer à l’épreuve de nuit, 3 plaques support de numéro de course et c’est parti. En fonction de votre machine, vous serez engagé dans l’une des catégories existantes.

Le rallye routier, c’est la seule discipline où se côtoient 125 cc et 1300 cc, voire 1800 cc, sportives, roadsters, GT, supermotards et motos classiques, jeunots et papys.

Alors, si vous voulez voir autre chose et rencontrer toutes sortes de gens, essayez le rallye !

 

Qu’est-ce-qu’une spéciale ?

C’est un parcours fermé à la circulation et sécurisé (service médical, ambulance, commissaires, protection, liaisons radio…) sur lequel les concurrents partent toutes les minutes ou de trente en trente secondes et sont chronométrés.
Comme vous pouvez l’imaginer, ces petites routes n’ont pas été prévues à cet effet et il faut tenir compte des conditions de course (état du revêtement, intempéries éventuelles, etc.).

Vous « monterez » chaque spéciale lors de chaque boucle de l’étape de jour et de l’étape de nuit.

Il y a à minima deux spéciales différentes par épreuve.

Pour les épreuves spéciales sur route, attendez que le chronométreur ait fini son compte à rebours pour partir. Le chronométreur vous indiquera combien de temps il reste avant le départ (15 secondes, 10 secondes) puis décomptera les 5 dernières secondes.

Inutile de lui arracher le bras pour gagner quelques dixièmes : le chronométrage se fait par cellules et c’est vous qui déclenchez le chrono au moment où vous franchissez la ligne.

Vous vous élancerez après le concurrent précédent (montée d’adrénaline assurée !).

Il n’y a que des pénalités à gagner si vous volez le départ ! Après l’arrivée de la spéciale, on vous arrêtera au point stop pour vous donner votre temps, et surtout pour vérifier votre numéro. L’arrêt est court mais obligatoire.

Qu’est-ce qu’un parcours de liaison ?rallye

C’est un parcours sur routes ouvertes à la circulation qui permet de relier les contrôles horaires et les épreuves spéciales.

L’objectif est réaliser une liaison d’un CH (contrôle horaire) à un autre en un temps imparti, défini par l’organisateur de l’épreuve. Cela a l’air d’un jeu d’enfant, mais il faut tenir compte des contraintes suivantes :

  • le parcours emprunte peu de nationales et beaucoup de petites routes, où le revêtement ne ressemble pas à celui d’un circuit de vitesse ;
  • vous devez respecter le code de la route. Il n’est pas exclu que la gendarmerie ou les PSR (Patrouille Sécurité Routière) postent des radars en particulier dans les agglomérations et mettent les concurrents trop pressés hors course.

Qu’est-ce qu’une pénalité ?

Le parcours routier est divisé en plusieurs CONTROLES HORAIRES (ou CH).
A chaque départ de boucle, on vous remet un carton de pointage.
Lorsque vous parvenez au CH suivant le départ, vous devez pointer à l’heure indiquée, et ainsi de suite.

Exemple (pour un départ toutes les minutes) :

  • Je pars à 14h00’00″, le temps imparti pour le premier CH est de 15 minutes, je dois pointer entre 14h15’00’’ et 14h15’59’’. Je dispose d’une minute pour pointer.
  • Si j’arrive au CH et que l’horloge indique 14h15’00 « , je pointe immédiatement et je repars.
  • Si j’arrive au CH et que l’horloge indique 14h13’15 « . Je stationne ma moto AVANT le panneau rouge représentant une horloge, j’attends 14h15’00 « , je pointe et je repars.
  • Si j’arrive au CH et que l’horloge indique 14h17’10 « , j’ai deux minutes de retard, je pointe immédiatement et je repars ; je serai pénalisé de 30 secondes (15 secondes par minute) qui seront rajoutées au cumul de tous les temps que j’aurai réalisés en spéciale.
  • Qu’à cela ne tienne ! Je vais ouvrir la poignée des gaz en grand et pointer deux minutes en avance au prochain CH… SURTOUT PAS. Je suis pénalisé AUSSI si je pointe en avance et je vais écoper de 30 secondes de pénalité supplémentaires. LE TEMPS PERDU NE SE RATTRAPE JAMAIS. Quand une pénalité est prise, c’est irrémédiable !

En 2005, l’antique système de pointage par horodatrice a été remplacé par des TRANSPONDEURS. Le principe en est le suivant :

  • Vous installez une patte de fixation sur votre moto ; ce support peut s’acheter lors du contrôle technique pour la somme de 10 euros. Il se fixe en quelques minutes sur la fourche de la moto à l’aide de colliers rilsans.
  • La société de chronométrage voue prête un transpondeur (= une petite boîte rectangulaire bourrée d’informatique et qui coûte une fortune !). Vous laissez un chèque de caution de 220 euros avant d’emporter votre trésor. Il est réputé pratiquement indestructible en cas de chute mais attention à ne pas le perdre !
  • Quand l’horloge indique l’heure idéale, vous roulez à faible allure sur un  » tapis magique  » devant le CH qui enregistre votre temps de pointage.
  • Vous récupérez une étiquette indiquant à quelle heure vous êtes passé sur le tapis avec votre moto et vous collez cette étiquette sur votre carton de pointage.

Le commissaire du CH note sur une feuille de contrôle (feuille de 100) à quelle heure vous avez pointé pour éviter toute contestation.

Comment ne pas prendre de pénalités ?

Ne croyez pas ceux qui racontent qu’il faut rouler à 150 Km/h pour pointer à l’heure. Si c’était le cas, les Préfectures ne nous autoriseraient jamais à organiser un rallye ! Même une 125 mono 4 temps plafonnant à 80 km/h en côte peut pointer à l’heure partout.

Pour pointer à l’heure, il faut rouler régulièrement et NE PAS SE PERDRE !

Comment ne pas se perdre ?

Attention, le parcours n’est pas fléché!!! Seul le ROAD-BOOK vous guide.

Qu’est-ce qu’un road-book ?

C’est une liasse de feuilles aux signes bizarroïdes qui, utilisée correctement, vous indiquera la bonne route. Prenons un exemple : voici la première page d’un road-book.

  • Je commence la lecture par le bas de la colonne de gauche, TOUJOURS de bas en haut.
  • Au départ, je mets mon compteur journalier à 0 Km et je suis la flèche en partant du bas ;
  • Lorsque mon compteur journalier marque 0.700, je tourne à gauche.
  • 1,4 Km après, mon compteur journalier marque 2.100 : au carrefour, je vais tout droit… et ainsi de suite…

A quoi sert le road-book ?

A suivre le parcours sans se perdre!

Huit jours avant l‘épreuve, vous recevrez le fameux road-book. Il est alors très recommandé d’aller RECONNAITRE selon les indications du road-book. C’est une question cruciale de sécurité et vous aurez beaucoup plus de chances de pointer à l’heure le jour de la course. Les habitués découpent les colonnes et les  » scotchent  » pour en faire un rouleau qu’ils mettent dans un dérouleur, parfois acheté dans un commerce spécialisé, parfois de fabrication maison à base de boîte Tupperware ou autre !
Il ne reste plus qu’à dérouler au fur et à mesure du parcours ou à chaque CH. Des dérouleurs basiques ou plus sophistiqués se vendent dans le commerce à partir de 40 € environ.

Les reconnaissances

Vous pouvez reconnaitre le parcours routiers et, en fonction de chaque épreuve, de son règlement particulier et des restrictions qu’il comporte, les spéciales (certaines préfectures interdisent les reconnaissances des spéciales en 2 ou 3 roues à moteur). ATTENTION : Les reconnaissances se font en respectant scrupuleusement le code de la route. Soyez responsables. Un riverain qui va se plaindre de  » nuisances  » à son maire, et c’est une autorisation qui est annulée avec toutes les conséquences que cela implique…

Autres conseils

Lisez attentivement le REGLEMENT PARTICULIER DE L’EPREUVE (voir sur la page « inscriptions« ) même si cela vous parait fastidieux ! Notamment, regardez bien ce qui concerne l’équipement et la sécurité, pour vous et votre machine. Notez aussi quand, combien de temps et à quel endroit vous avez droit à une assistance.
Enfin, n’hésitez pas à demander conseil aux autres concurrents que vous rencontrerez le jour du rallye et pendant vos reconnaissances. Que vous tombiez sur quelqu’un qui joue la gagne ou sur le premier  » poireau  » venu, il serait bien rare qu’il ne soit pas prêt à discuter le coup. C’est ça, l’ambiance rallye !

La licence FFM

Comme son nom l’indique, une licence est une autorisation de courir. La licence comporte une assurance pour le pilote incluant le remboursement des soins et le rapatriement en cas d’accident. La licence est donc OBLIGATOIRE pour participer à un rallye comme à n’importe quelle compétition moto. Il existe différents types de licence… à différents prix ! A vous de choisir celle qui vous convient selon le nombre de rallyes auxquels vous souhaitez participer.

  1. LA LICENCE NCO (Nationale COmpétition ) :
    Elle s’impose si vous voulez faire toute la saison car c’est la seule licence qui vous permet de marquer des points au championnat de France. Elle est valable pour toute la saison.Prix de la licence NCO en 2015 : 250 €IMPORTANT:
    Pour l’obtention de votre première licence NCO, vous devrez passer le CASM (Certificat d’Aptitude au Sport Motocycliste). Il s’agit d’un petit examen théorique visant à vous apprendre les règles élémentaires de sécurité en compétition (signification des drapeaux, etc.)Des sessions de CASM sont organisées dans toutes les ligues durant la période hivernale.
    Renseignements sur le site web de la FFM (www.ffmoto.org).Si vous souhaitez prendre une licence nationale compétition annuelle (NCO), les formalités peuvent durer quelques semaines.N’entamez pas vos démarches juste avant le premier rallye ; tant que votre demande ne sera pas enregistrée à la FFM, vous serez obligé d’acheter une licence une épreuve pour participer à une compétition, et vous ne pourrez pas marquer de points au championnat de France.COMMENT OBTENIR UNE LICENCE NATIONALE COMPETITION (NCO)?
    Il vous faudra d’abord adhérer à un moto club affilié à la FFM (renseignements sur le site web de la FFM – www.ffmoto.org). Si vous ne connaissez pas de moto club, en fonction de votre lieu de résidence, optez de préférence pour un club organisateur de rallye.
    N’hésitez pas à rejoindre une équipe déjà constituée ou à créer une équipe avec des amis. C’est plus avantageux pour chercher des sponsors, partager les frais de route, mettre en commun des infrastructures, et beaucoup plus sympa de s’asseoir à une tablée de 10 ou 20 que de partir tout seul avec sa toile de tente ! D’ailleurs, même dans ce dernier cas, vous ne resterez sans doute pas longtemps tout seul à faire vos reconnaissances ou devant votre plat de nouilles !!!
  2. LA LICENCE UNE EPREUVE (LJA) :
    Comme son nom l’indique, elle vous permet de participer à une seule épreuve. Cette licence se remplit sur le site web de la FFM (www.ffmoto.org) et s’acquitte sur place lors des vérifications administratives du rallye.Il n’est pas nécessaire d’adhérer à un club affilié à la FFM pour l’obtenir. En revanche, la présentation d’un certificat médical datant de moins d’un an est obligatoire.
    Demandez à votre médecin d’indiquer que vous êtes  » apte à la pratique du sport motocycliste en compétition ».Prix de la licence LJA « UNE EPREUVE  » en 2015 : 85 €


HAUT DE PAGE